Un site patrimonial

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L’église Saint-Paul présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale.

Érigé en 1889, le bâtiment se distingue par son architecture néogothique, alors sous l’influence de l’époque victorienne. À la fin du XIXe siècle, l’architecture néogothique exploite tout particulièrement l’asymétrie des compositions, la verticalité des tours et la polychromie des surfaces comme décor. La silhouette pittoresque des édifices religieux et les effets visuels sont ainsi privilégiés. Quoique sobre, le centre de l’interprétation de l’ardoise acquiert cette silhouette significative par son clocher-porche placé en angle, sa flèche très effilée et la pente aiguë de son toit. La polychromie y est présente, mais subtile, comme la brique rouge des murs, les insertions de pierre des ouvertures et l’ardoise bleu-noir du toit. De plus, le bâtiment s’intègre à son site. Son volume, disposé parallèlement à la rue, est adapté à son terrain en pente et son clocher-porche, en angle, en fait un repère visuel dans le paysage environnant. L’église retient l’attention par sa silhouette pittoresque associée à l’architecture néogothique de l’époque victorienne.

 

Elle présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur historique.

En effet, elle témoigne de la production ardoisière des Cantons-de-l’Est. Cette industrie touche plus spécifiquement les environs de Melbourne, Kingsbury et Richmond, durant la seconde moitié du XIXe siècle. Ces villages comptent les plus importants gisements ardoisiers du pays. Une dizaine de carrières y sont exploitées entre 1850 et 1875, dont celle de New Rockland (près de Kingsbury), qui a donné naissance à un village aujourd’hui disparu. L’avènement du chemin de fer, le développement urbain au Canada, notamment à Montréal et en Ontario, et l’architecture de l’époque victorienne ont permis la croissance de cette industrie. L‘ardoise, colorée et découpée en motifs variés, est alors prisée dans le recouvrement des toitures des édifices publics, religieux et civils. Ainsi, ceux de Melbourne, Kingsbury et Richmond, dont l’église Saint-Paul, utilisent plus fréquemment ce matériau. L’abondance de l’ardoise dans ces endroits contribue à donner une touche particulière à l’architecture régionale. La toiture d’ardoise de l’église Saint-Paul évoque cette industrie florissante des Cantons-de-l’Est.
Source : Ville de Richmond, 2007.
L’église Saint-Paul, où loge le centre d’interprétation de l’ardoise, est cité immeuble patrimonial par la Ville de Richmond depuis le 25 avril 2005.
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L’église Saint-Paul présente un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale.

Érigé en 1889, le bâtiment se distingue par son architecture néogothique, alors sous l’influence de l’époque victorienne. À la fin du XIXe siècle, l’architecture néogothique exploite tout particulièrement l’asymétrie des compositions, la verticalité des tours et la polychromie des surfaces comme décor. La silhouette pittoresque des édifices religieux et les effets visuels sont ainsi privilégiés. Quoique sobre, le centre de l’interprétation de l’ardoise acquiert cette silhouette significative par son clocher-porche placé en angle, sa flèche très effilée et la pente aiguë de son toit. La polychromie y est présente, mais subtile, comme la brique rouge des murs, les insertions de pierre des ouvertures et l’ardoise bleu-noir du toit. De plus, le bâtiment s’intègre à son site. Son volume, disposé parallèlement à la rue, est adapté à son terrain en pente et son clocher-porche, en angle, en fait un repère visuel dans le paysage environnant. L’église retient l’attention par sa silhouette pittoresque associée à l’architecture néogothique de l’époque victorienne.

Elle présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur historique.

En effet, elle témoigne de la production ardoisière des Cantons-de-l’Est. Cette industrie touche plus spécifiquement les environs de Melbourne, Kingsbury et Richmond, durant la seconde moitié du XIXe siècle. Ces villages comptent les plus importants gisements ardoisiers du pays. Une dizaine de carrières y sont exploitées entre 1850 et 1875, dont celle de New Rockland (près de Kingsbury), qui a donné naissance à un village aujourd’hui disparu. L’avènement du chemin de fer, le développement urbain au Canada, notamment à Montréal et en Ontario, et l’architecture de l’époque victorienne ont permis la croissance de cette industrie. L’ardoise, colorée et découpée en motifs variés, est alors prisée dans le recouvrement des toitures des édifices publics, religieux et civils. Ainsi, ceux de Melbourne, Kingsbury et Richmond, dont l’église Saint-Paul, utilisent plus fréquemment ce matériau. L’abondance de l’ardoise dans ces endroits contribue à donner une touche particulière à l’architecture régionale. La toiture d’ardoise de l’église Saint-Paul évoque cette industrie florissante des Cantons-de-l’Est.
Source : Ville de Richmond, 2007.

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