Le pays de l’ardoise

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À Richmond, vous êtes à la rencontre de la seule ville du pays qui vous parle de patrimoine ardoisier et qui vous en met plein la vue!

Le Musée de l’ardoise loge dans une église de 1889 recouverte, tout comme son clocher, d’ardoises : c’est rare! Il vous propose plein d’activités pour découvrir le Pays de l’ardoise et participer à son dynamisme culturel.

L’ardoise est une pierre qui a la particularité de se défaire en minces feuillets. Le Centre d’interprétation de l’ardoise en fait la promotion et se situe au coeur du Pays de l’ardoise, territoire unique d’environ 200 km2. C’est le seul endroit à avoir connu à l’échelle du Québec et du Canada, une fantastique ruée vers l’ardoise qui dura presque trois quarts de siècle depuis les années 1850, jusqu’à la Première Guerre mondiale. On retrouve sur ce territoire un exceptionnel patrimoine ardoisier : les deux plus grandes ardoisières du 19e siècle et leur village qui dorment maintenant dans la forêt; plus de cent bâtiments à toitures d’ardoises : quatre églises, deux hôtels de ville, des manoirs, de grosses et modestes maisons, des granges, des remises…

Le Centre vous offre des voyages organisés pour groupes qui vous permettent de découvrir le Pays de l’ardoise et cette partie de l’Estrie du nord et la grande région de Richmond si riche en patrimoine bâti et en productions agroalimentaires de qualité.

Les ardoisières du Pays de l’ardoise ont eu un formidable rayonnement et les ardoises d’ici se retrouvent notamment à Montréal, Ottawa et Toronto. Visiter le Centre d’interprétation de l’ardoise, c’est revivre cette époque fascinante.

Que vous dit «5600»?

Que vous dit le chiffre 5600? Vous n’en avez pas la moindre idée? Suivez-nous!

Entre 1860 et la fin de la première guerre mondiale, l’exploitation de l’ardoise a amené dans la Région de Richmond (incluant les cantons de Melbourne, Cleveland, Ulverton, et Kingsbury) un réel essor économique. Cette exploitation, presque essentiellement tournée vers la production d’ardoises pour recouvrir les toitures de bâtiments, jointe aux retombées économiques de l’agriculture et du chemin de fer confèrent à Richmond un réel âge d’or. Pour preuve, le visiteur n’a qu’à remarquer le nombre remarquable d’édifices exceptionnels de cette époque que l’on trouve encore dans les rues de la ville.

L’essor des ardoisières a débuté lorsque la Commission géologique du Canada trouve ici la meilleure ardoise du Québec et du Canada. Grâce à cette richesse du sol combinée à l’esprit d’entreprise et les capitaux de citoyens de la région, à l’apport du travail et de l’expertise des Gallois, à la forte demande pour cette pierre et à la possibilité d’exporter les ardoises partout via le chemin de fer, on assistera à une véritable ruée vers l’ardoise. La première ardoisière, Walton, ouvrira ses portes en 1860 dans le canton de Melbourne. Elle aura un essor immédiat. En 1868, une autre grande ardoisière, la New Rockland, suivra à Kingsbury. Elle surpassera rapidement tous ses concurrents et sera en activité une cinquantaine d’années.

Le gouvernement du Canada aida à développer l’industrie ardoisière en recouvrant d’ardoises de la région son nouvel Hôtel du Parlement et foule de bâtiments fédéraux. De plus, les styles architecturaux à la mode dans la deuxième moitié du 19e siècle (victorien, néo-gothique, château, second empire) demandaient que les toitures soient recouvertes d’ardoises. Toutes les conditions étaient ainsi réunies pour que l’ardoise d’ici soit vendue à Montréal, Toronto, aussi bien que dans des villes de taille plus modeste.

Dans la Région de Richmond, l’ardoise devenue ainsi disponible, transformera le paysage. A côté des ardoisières Walton et New Rockland, deux villages surgiront de la forêt. Ailleurs, nouveaux et anciens bâtiments se couvriront d’ardoises, ce qui montre combien cet excellent matériau était apprécié et peu cher.

Tout passe… Les ardoisières cesseront leurs activités vers la fin de la première guerre mondiale avec la chute de la demande pour les ardoises, ceci dû beaucoup à des changements des goûts architecturaux.

Mais le «Pays de l’ardoise» est toujours là. Cette époque glorieuse nous a laissé les deux plus grandes ardoisières de l’histoire du pays, une foule de petites ardoisières, avec tout le potentiel archéologue qui leur est lié, et une centaine de bâtiments du 19e siècle avec des toits recouverts d’ardoises: quatre églises, deux hôtels de ville, une école, des manoirs, des maisons plus modestes, des granges, des écuries et de petites constructions. Un musée avec une grande exposition permanente fait depuis presque 30 ans la promotion et la découverte du Pays de l’ardoise.

L’histoire et le patrimoine ardoisiers de la Région de Richmond sont ainsi absolument uniques. Aucune des 5600 municipalités du Canada ne peut ravir à la Région de Richmond cette grande particularité, cette marque identitaire si originale. Aucune de ces municipalités ne peut se réclamer du patrimoine ardoisier.

Depuis quelques années, le Musée de l’ardoise offre des forfaits pour des groupes en autocar, sous le nom «Voyages du Pays de l’ardoise». L’engouement pour le Pays se fait de plus en plus sentir, et le nombre de visiteurs en provenance de Montréal et Québec est en croissance. Les retombées patrimoniales, touristiques et financières sont en croissance et au rendez-vous. Notre région met en valeur une image de marque unique.

 

Souvenez-vous! Une seule Région de Richmond versus 5600 municipalités.

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Depuis près de 30 ans, le Musée de l'ardoise donne à voir et à connaitre le riche et unique patrimoine ardoisier de la région de Richmond. Par son travail muséologique, ses tours guidés, son influence dans la préservation des patrimoines et ses collections , le MdA met de l'avant une région tout à fait unique du Canada : le Pays de l'ardoise.

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